Leucothea

Je vous présente mes séries de photographies et mes collages, réalisés dans une démarche artistique.

 

Vous trouverez ci-dessous les séries, les vidéos et les tableaux que je mets du coeur à faire, accompagné d'une petite note explicative accompagnant le spectateur vers la compréhension de ces pulsions créatrices ou destructrices.

 

 

T.C.A

1,4 milliards d’humains sont concernés par l’obésité. 230 000 français seraient touchés par l’anorexie mentale. Et combien qui souffrent d’orthoréxie ? D’hyperphagie ?

 

Non sans illogisme, la nourriture met nos vies en danger par la surconsommation de malbouffe, ainsi que dans notre rapport aux aliments, dans une société toujours plus avide de nouveautés culinaires discount.


Esthétisé par le marketing sur des photos publicitaires, le monde rend beau le dégueulasse, le mauvais, la « malbouffe », la « junkfood ».

Nous le savons, nous organisons notre suicide, lent, sucré et gras. Et nous ne manquons pas de l’esthétiser à notre tour. Instagram, Facebook, Pinterest, autant de marques de Soda que de réseaux sociaux pour poster nos activités, notre corps, nos #, nos assiettes dégueulantes de nourriture pas chère, rendus sexy par des filtres et attirant par la retouche.


L’hyperconsommation et l’hypergaspillage de denrées alimentaires résonnent sur la planète de ces femmes, toujours trop grosses pour la télévision et jamais assez belles pour les clichés, et ces hommes toujours trop petits pour les magazines et jamais assez musclés pour les shooting photo.

Et au même moment, ces famines qui assassinent ceux qui ne connaissent ni les troubles du comportement alimentaire, ni la communication de Mc.Do.


Qu’il est doux ce poison qui coule dans nos veines et sur nos écrans connectés.

I.C.E C.R.E.A.M

Crédits
Photographe: Leucothea, Maquilleuse: Lisa Brusque, Modèle: N.pricilia, Créatrice du collier:  Aline DonigaAvec l'aide de : Peter Art

C.U.P-C.A.K.E

Crédits
Photographe: Leucothea, Maquilleuse / Coiffeuse: Caroline Marie B, Modèle: Rachelle Ferreira, Avec l'aide de : Peter Art et Gabrielle Ren

S.W.E.E.T

Crédits
Photographe: Leucothea, Maquilleuse: Caroline Marie B, 
Coiffeuse: Camille tvl, Modèle: Alexandra BobaultStyliste: Lucie Bouteille, Avec l'aide de : Peter Art

S.O.D.A

Crédits
Photographe: Leucothea, 
Maquilleuse: Nina Porteron, Modèle: Gabrielle Ren, Avec l'aide de : Peter Art

[CAN]

Dans un monde où l’offre et la demande sont les maitres mots, nous pouvons nous interroger sur les conséquences des actions commerciales faites par les multinationales, et si la demande incarnée par la clientèle est responsable des dégâts causés par l’offre.

 

Depuis que l’évolution rime avec pollution, la mondialisation a internationalisé les déchets. Dans ce processus d’homogénéisation des cultures, les grandes enseignes laissent  leurs traces grâce à leurs emballages.

 

Ces détritus sur le sol sont la preuve d’un irrespect envers la nature, et par extension envers l’Homme. Ces photos ne sont que quelques exemples des milliers d’emballages qui recouvrent les sols du Botswana, du Zimbabwe, de la Namibie et de la Zambie, pays où ces photos ont été prises en 2012. Cette série ne fait l’objet d’aucune mise en scène, ce n’est que la triste vérité, haute en couleur.

 

Ce serait faire fausse route que de considérer cette série comme un appel à la bonne conscience des consommateurs sur le recyclage et les bonnes manières. Elle se veut être une réflexion plus profonde, mêlant la responsabilité des personnes physiques et morales impliquées dans la production, la distribution et la consommation, l’analyse sociologique des marchés ainsi que la réelle nécessitéde toujours augmenter l’offre et d’élargir les marchés dans un but purement lucratif.

 

[CAN], c'est le triste reflet de la fin du cycle de vie des produits industriels mondialisés.

L'esthétique des oeuvres

Les couleurs saturées et les contrastes incarnent le marketing agressif et les techniques de communication massives, ne retransmettant en aucun cas une vision de la réalité, plus proche de la propagande que de l’information.

Le choix de l’impression de mes clichés sur de l'aluminium est apparu comme évident. Il permet de mettre en avant une industrie qui ne brille que lorsque nous la mettons sous les feux de projecteurs publicitaires. Mais lorsque des zones d'ombres dérivent sur le support, elles atténuent drastiquement les couleurs, et rendent aux produits manufacturés leurs vrais visages, sombres et ternes.

Le format 16 / 9ème est le format international utilisé dans le cinéma, compromis de standardisation, reflétant une nouvelle fois l’homogénéisation des formats et des habitudes de création.

Enfin, les titres sont en anglais, faisant référence à l’uniformisation des langages. Jouant avec les mots et dérivant des sujets, ils demandent aux spectateurs de s’interroger sur les raisons, les intentions ou l’utilité de ces entreprises.

Viva La Crisis

La crise.

 

On la lit, on la sens, et on la voit.

 

C'est à travers toutes ces portes fermées, ces locaux abandonnés, ces bouts de murs tagués qui reflètent la volonté de se cacher du regard des autres, de pleurer en silence derrière les ouvertures celées qui cachent la misère, et décorent ces villages qui essaient de remonter à le surface du tsunami de la finance, noyant les peuples dans l’oubli, raflant les cultures et démolissant les sociétés.

 

Les fenêtres et portes closes cachent la réalité sociale d'une catastrophe économique et financière.

Les journaux hurlent, la finance s’expliquent, pendant que les familles pleurent.

 

Viva la Crisis, c’est une série réalisé en Espagne et au Portugal en 2013.

All my fault

All my Fault est une série de collages réalisée à partir de journaux gratuit distribués dans le métro parisien.

Objectisation de la femme, stéréotype, le corps féminin se voit utilisé pour tout et n'importe quoi.

Un corps irréel, surfait, modélisé et retouché, mis en situation, agrémenté de messages subliminaux mettant la femme dans un rôle parfois de séductrice, à l'image de la poupée lisse et figée, parfois de la femme au foyer, mère aimante et bienveillante. Autant de rôles prédéfinis que de retouches photoshop.

La femme n'est pas.

Elle existe dans un imaginaire devenu repère dans la construction ou reconstruction identitaire.
Et cet idéal est distribué tous les jours gratuitement dans les souterrains de la capitale, comme un matraquage de propagande appelé communément "publicité".

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